Týr - Land


Týr - Land
Iles Féroés
Progressif/Folk
2008
Note : 8/10

1. Gandkvæði Tróndar
2. Sinklars Vísa
3. Gátu Ríma
4. Brennivín
5. Ocean
6. Fípan fagra
7. Valkyrjan
8. Lokka Táttur
9. Land
10. Hail To The Hammer (2008 Version)

Heri Joensen - Vocals, Guitars
Terji Skibenæs - Guitars
Gunnar H. Thomsen - Bass
Kári Streymoy - Drums

Blog de christoune : Love For Music, Týr - LandTýrLand

Le folk n'est pas vraiment un style que j'apprécie par défaut. Les groupes de folk que mes oreilles ont rencontrés en premier c'était genre Ensiferum, Finntroll, ou Korpiklaani. Des groupes qui ne m'ont pas du tout convaincu. Puis, par hasard, j'ai découvert Týr. La première chose qui m'a marqué est qu'ils n'avait pas l'air d'en faire de trop. Ils étaient même plutôt sobre dans leur imagerie. De temps en temps une petite grimace de guerre, mais rien d'exagéré, alors j'ai écouté, et là ce fut assez magique. J'ai pu voir tout ça grâce à l'interview que j'ai eu avec eux il y a quelques temps (lien ici) pour la sortie de leur album By The Light Of The Northern Star en 2009.
Pour faire simple, après quelques écoutes de ce Land, je n'arrivais pas à décrocher du groupe, j'ai eu une période courte mais intense de frénésie de Týr, mais bon ça c'est une autre histoire. Je vais vous parler de ce groupe (et plus particulièrement de cet album) qui pour moi n'a pas le succès qu'il mérite, et reste dans l'ombre d'autres formations de folk que j'ai cité plus haut. Mais d'abord il y a quelques précisions à savoir au sujet du groupe Týr. Ils viennent des Iles Féroés, où il y a eu une invasion norvégienne il y a de cela très longtemps. Ils sont les descendants direct des norvégiens, et la culture scandinave y est resté présente. Ils parlent beaucoup de leur culture (et de leur pays) dans leur chansons, avec la particularité spécifique qu'il n'y a pas d'instruments typiques féringien, une grande majorité se fait via le chant (le sing along comme on l'appelle, bien qu'il soit fort différent des sing along qu'on retrouve dans les musiques hxc), et bien sur ils ne chantent pas qu'en anglais, mais aussi en féroïen. Maintenant que vous savez ça, on est parti ...

L'album s'ouvre sur une intro en parlé féroïen, qui montre clairement que l'album se découpe comme une histoire (d'ailleurs au sujet de cette intro, le riff de guitare après le parlé, se retrouve sur la fin de la dernière piste, Land). Cela se vérifie par la différence de sonorité des chansons, aucune chanson ne me saute vraiment aux yeux comme étant similaire à une autre sur l'album. La construction, la structure des chansons, est tellement travaillée sur chacune des pistes que la sensation de "déjà entendu" n'apparait pas. C'est presque une marque de fabrique du progressif, mais l'ingrédient folk (et son coté festif) n'en semble pas troublé, même si le coté festif de Týr ne se trouve pas sur cet album c'est sur. Sur Land, le coté folk semble plus introverti, à l'image de la musique folk qu'on peut entendre lors d'évènement commémoratifs.

Une fois l'intro parlée finie, s'ensuit l'arrivée des instruments conventionnels, et rapidement, on est plongé dans le coté progressif de Týr où la musique évolue, se dessine lentement, sans vraiment savoir où ça va nous mener. Ce coté progressif, fort intensifié sur ce disque comparé aux précédents, se retrouvera sur tout l'album.
Une fois la première piste terminée, on commence la deuxième où là, d'emblée, vous avez le 2e ingrédient principal de ce disque, le song along. Sinklars Vísa, la deuxième chanson du disque, commence par une sublime intro chantée en sing along. D'ailleurs cette piste remporte sans conteste le prix de la chanson la plus accrocheuse du disque, mais l'intérêt de ce Land ne se trouve pas que dans cette chanson. Mais tout de même, écoutez-là, ça vaut son pesant de cacahuètes.
L'album entier est une suite de créations progressif/folk en or, toutes originales et bien foutues. Même les deux pistes supra-longues du disque (Ocean 10:05; Land 15:29) passent aisément sans qu'on s'en rende compte. L'album en entier dure 1:07:11. Et je peux vous dire que si vous avez envie de vous enfiler tout le disque d'un coup vous n'aurez pas l'impression qu'il dure autant. Cela passe tout seul ... on est baigné dans une culture qu'on voit souvent dans le monde du metal, peut-être pas toujours avec les proportions adéquates cependant. Ce "voyage" (c'est un mot que j'aime beaucoup dans le monde du vocabulaire musical) est paisible, beau, intriguant, mystérieux, envoutant, et bien d'autres adjectifs.
Je ne sais pas vraiment quoi rajouter car sincèrement sur cet album, tout est bon. La pochette est belle, la prod est juste comme il faut, les musiques sont toutes singulières et toutes accrocheuses (mais faut avouer que Sinklars Visa attire plus l'oreille) ... tous les ingrédients d'un bon disque. Et je crois que vais terminer cette chronique sur cette phrase ... tous les ingrédients d'un bon disque.

EN CONCLUSION:
Un super groupe qui commence doucement à faire parler de lui, mais pas assez. Un super album boudé par certains, parfois sans raisons. Et c'est un groupe que dorénavant j'adore (il faut que j'aille les voir en concert et que je leur achète un tshirt). Je pouvais pas laisser ce disque inchroniqué.

Týr - Sinklars Visa

mercredi 17 novembre 2010 14:17 , dans Chroniques/Reports/Interviews


Sodom - Agent Orange


Sodom - Agent Orange
Allemagne
Thrash Metal
1989
Note : 9/10

 

Tracklist;
1. Agent Orange
2. Tired and Red
3. Incest
4. Remember the Fallen
5. Magic Dragon
6. Exhibition Bout
7. Ausgebombt
8. Baptism of Fire
9. Don't Walk Away (Tank Cover)

Line up;
Tom Angel Ripper : Bass, vocals
Chris Witchhunter : Drums, backing vocals
Frank Blackfire : Guitars, backing vocals

 

Blog de christoune : Love For Music, Sodom - Agent Orange


Le Thrash metal est un milieu qui a eu ses heures, et aujourd'hui tente de reprendre le trône, bataillant ferme contre la vague deathcore, le retour en force du black et du death metal, et les dernières tentatives du metalcore en tout genre ... mais peu importe de quel coté on soit, il faut se mettre à l'idée que fin 80 début 90, c'était quelque chose pour le thrash metal ... la liste d'albums à écouter à tout prix est longue, très longue, et sans mauvaise foi, il faut admettre que du coté de l'Allemagne durant cette période, ça a fait beaucoup de bruit, avec entre autres cet succulent, ce magistral, ce magnifique Agent Orange que j'ai envie de vous présenter aujourd'hui. Nous sommes en 1989, après quelques productions sous le bras (3 lp déjà), Sodom continuait son chemin en évoluant, et en peaufinant son style devenu actuellement une référence dans le style. Une véritable référence. Sodom est celui qui a le plus longtemps gardé son empreinte black metal (Venom en tête de file) mais avec Agent Orange, le groupe procède à un tournant qui lui aura été, pour moi, bénéfique.

Le thème abordé sur l'album est très intéressant et colle bien avec l'imagerie de Sodom, avec le traditionnel guerrier à masque sur la pochette.  Pour ceux qui ne savent pas ce que signifie Agent Orange, c'est un produit utilisé durant la guerre du vietnam pour débusquer les viet's de leur terrier, à l'origine c'est un herbicide. Il était très toxique.

 

Pour se rendre compte du chef d'oeuvre de ce disque, ou tout du moins avoir un résumé, il suffit de mettre le disque dans la chaine hi-fi (ou de l'écouter peu importe la manière) et d'écouter la 1e piste, Agent Orange, et plus particulièrement le premier riff de guitare qui dure approximativement 20 secondes. Ce riff résume tout, d'ailleurs sans vouloir faire de la lèche à Sodom, il faut absolument que je leur dise ce que je pense de ce riff. C'est simple, pour moi c'est le meilleur riff de thrash que j'ai jamais entendu de toute ma vie. C'est un riff entrainant, agressif, et pourtant tellement classe.
Tout l'album durant, vous aurez des petits passages, ou des sonorités qui vous donneront l'envie de vous trémousser comme un idiot, mais rassurez-vous vous n'y penserez pas car vous serez à fond dans votre trip de hair guitar (si si, j'ai eu la même chose).
Chaque chanson est une tuerie dans son style, et chaque morceau est sujet à changement de rythme. On peut notamment avoir un passage calme entre deux riff effrénés. Chaque chanson a son lot de changement et de variations, de ce coté, il est peu probable que vous vous ennuyez.

 

La voix de Tom Angelripper a délaissé un peu son coté black metal sans pour autant l'oublier. Disons simplement qu'elle a muri, et qu'il en a une meilleure maitrise. On peut notamment le voir sur le super-titre Remember The Fallen auquel j'accroche énormément, elle est plus rocailleuse, rugueuse, mais beaucoup mieux posée techniquement parlant. Il est maintenant capable de réduire l'intensité de son chant pour avoir en échange une justesse assez nouvelle. Il est tout à fait capable de reprendre une voix rauque typiquement black metal sur des titres comme Agent Orange ou Incest (monument de froideur, à écouter) mais force est de reconnaitre que la sonorité est un peu plus typé Thrash Metal. Personnellement, je trouve que ça donne de la personnalité à la musique du groupe. Même la reprise de Tank, Don't Walk Away a une sacré gueule quand Sodom la reprend.

A ce sujet il est à noté que la production a été améliorée si on compare avec leur précédent opus.

 

Avec Agent Orange, Sodom s'est assuré une place auprès des légendes du Thrash Metal. Encore trop peu connu, Kreator lui vole un peu la vedette, alors que Sodom est le premier des big four a être apparu. Il faut dire que depuis toujours, le groupe est chez Steamhammer (même s'il y a eu association avec SPV, et 1 ou 2 changements de labels occasionnels) alors que Kreator roule maintenant pour Nuclear Blast ... la concurrence est rude. Mais s'il ne devait rester qu'un album du Trash Metal Allemand, voir du Thrash Metal tout entier (bay area compris), fort à parier que je miserais sur Agent Orange, ou au pire il figurerait dans mon top 3.

 

EN CONCLUSION;
Un album de légende, par un groupe de légende. Une perle du Thrash Metal qui procure à qui l'écoute, la vraie essence du Thrash Metal, source d'inspiration pour le metal extrême actuel. Indémmodable, inoubliable, Agent Orange est un icône sacré.

 

Sodom - Agent Orange

samedi 23 octobre 2010 14:44 , dans Chroniques/Reports/Interviews


KoRn III : Remember Who You Are


KoRn III : Remember Who You Are
USA
Neo Metal (et pas la merde rock electro du précédent album)
Année d'album : 2010
Note : 8/10
http://www.myspace.com/KoRn

Tracklist;
1. "Uber-Time"
2. "Oildale (Leave Me Alone)"
3. "Pop a Pill"
4. "Fear Is a Place to Live"
5. "Move On"
6. "Lead the Parade"
7. "Let the Guilt Go"
8. "The Past"
9. "Never Around"
10. "Are You Ready to Live?"
11. "Holding All These Lies"

Line up;
Jonathan Davis - chant
James "Munky" Shaffer - guitare
Reginald "Fieldy" Arvizu - basse
Ray Luzier - batterie



Je sais pertinemment que les personnes qui lisent mes chroniques avec un peu de régularité attendent cette chronique avec impatience, j'ai d'ailleurs été fort long pour la pondre. J'avais perdu un peu l'envie d'écrire, mais m'y remettre est un vrai plaisir, surtout quand il s'agit d'un album de KoRn, et pas n'importe quel album car son enjeu est énorme. Faire oublier la précédente ... erreur (Untitled). Ne tardons plus et parlons de ce disque plus en détails.

La première infos à se mettre dans la tête est que dorénavant le groupe peut se targuer d'avoir un batteur à temps plein. Manifestement le hiatus de David sera plus long que ce qu'on voulait bien l'admettre. Peut-être ne reviendra t'il jamais, mais les fans n'y songent pas trop encore, ou dans le contraire, ils ont déjà une idée bien tranchée sur la question.
Le groupe a également retrouvé les braves et loyaux services de leur producteur préféré, Ross Robinson. Le fameux 6e homme coupable des méfaits suivants; KoRn (self tiltled) et Life Is Peachy. Sans doutes les meilleurs disques du groupe à mon goût. C'est une excellente nouvelle et je peux vous dire que je soupçonne ce même Ross Robinson d'être l'auteur de l'idée de "revenir aux sources" ... dont le résultat de ce disque en est un peu la preuve.

Ne tardons pas, et clamons le retour de KoRn. Oui car pour ceux qui ne l'auront pas encore compris, ce disque est merveilleux. On pourrait dire qu'il ne l'est pas en soi, que ce disque (en lui-même) ne rivalise pas avec ces brillants prédécésseurs (c-à-d tous sauf Untitled et See You On The Other Side). C'est un peu vrai. Mais au vue de ce retour fulgurant et de la très nette progression entre Untitled (et See You On The Other Side) et ce KoRn III : Remember Who You Are ... je ne peux être que bluffé.
Cet album est une très bonne bouillabaisse de tout ce que KoRn fait de mieux. On pourrait dire qu'il tangue plus vers cet album ci, avec un soupçon d'un autre, etc etc, mais pour moi c'est simple. KoRn fait de nouveau du KoRn. Chaque album de la discographie du groupe a un lien avec le précédent, ou le suivant, ou encore l'album d'après. Au niveau de la tracklist, aucune chanson n'est à jeter, c'est très simple, et pour ceux qui veulent une preuve formelle que le véritable KoRn est de retour, la dernière piste de l'album est encore une fois très forte en émotions ...

Je terminerais par un petit exposé sur le neo metal et sur l'impact qu'à ce nouvel album sur le neo metal, et KoRn en particulier.
KoRn a une sonorité propre que beaucoup ont tenté d'imiter (ou d'y prendre des influences) sans réel succès, ou tout du moins pas assez que pour inquiéter KoRn en terme de concurrence directe. KoRn a littéralement créer le néo metal. Oh bien sur cette discussion est vieille comme le metal lui-même et on pourrait parler d'autres groupes comme Faith No More ou Rage Against The Machine, sans oublier d'autres acteurs comme Limp Bizikit, Deftones, et bien d'autres. Mais bon sang, lequel de ces groupes est encore vraiment debout ?
Faith No More fait un hypothétique retour sur scène, Rage Against The Machine est réapparu furtivement pour disparaitre de nouveau, Limp Bizkit montre de nouveau timidement le bout de son nez sur certains festivals, et Deftones est un étendard oublié qu'on ressort à l'occasion pour "se rappeler ce qu'on écoutait au début". KoRn lui n'a jamais cessé de créer des chansons, de tourner, d'écrire, de travailler ... Et ce KoRn III : Remember Who You Are en est le résultat, teinté de nostalgie, mais également de la promesse de ne plus oublier qui ils sont. Ca laisse la douce promesse que KoRn refera d'autre albums de qualités, et des shows d'enfer.

EN CONCLUSION:
Faisons court ... vous aimez KoRn et vous avez été déçu des deux derniers disques (SYOTOS et Untitled) ? Vous aimez KoRn en général ? Vous espérez revoir ne serait-ce qu'un soupçon du KoRn d'avant ? Procurez-vous ce disque.

 

KoRn - Are You Ready To Live ?

vendredi 06 août 2010 21:12 , dans Chroniques/Reports/Interviews


Back and forth ... Troughouth my whole life.

[Je n'aime pas être en arrière]

Vous voyez des choses dans la vie,
Et vous êtes un peu surpris de ce que vous voyez,
La vie, votre vie entière, change,
Vous traversez les changements dans votre vie,
Une seconde tu réussis,
La seconde suivante tu es au plus bas,
Et ça va d'avant en arrière,
A travers toute votre vie,
Une seconde vous avez la plus belle femme du monde,
La seconde suivante tu n'as même plus de petite amie,
Et ça va d'avant en arrière,
Et d'avant en arrière, vous voyez,
Et c'est la vie mec, ça change,
C'est ce que tu dois travers pendant ta vie entière,

Le pays du jamais ... du jamais ...

mardi 25 mai 2010 19:44 , dans Tristesse de notre monde


Fire That Breath

An open wound since World War I,
Feeding the hatred of a tyranny to come.

Empowered and selected in 1933,

The Wolf hunger rises in Germany.

Across Europe the sirens are screaming,

The eagle attacks with raw aggression,
To expand or die: the ultimate vision,
Stomping boots demands total submission.

In the spring of 1940, our shores are in the aim,

Our coastline is covered by allied mines.
German battleships are heading north,
The day of Operation Westerübung comes forth.

Air raid sirens the first sign of war,

The threatening hum that no one can ignore,
With German aircrafts in sight
We know death and destruction are coming tonight.

Cause every way you turn,

You can see how Europe burns,
Contradictory to our leaders pray,
The war has entered Norway.

 

 

AND NOW MY HEART AND MY WHOLE LIFE GONNA DIE


More lyrics: http://www.lyricsmode.com/lyrics/v/vreid/#share

dimanche 09 mai 2010 15:03 , dans Déprime Bidon


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